OCP relève le défi de l’environnement, clé d’un leadership durable, à tous les niveaux de son activité
Ce choix lui permet d’une part d’assurer de façon durable son leadership dans son domaine d’excellence et de protéger l’environnement, deux objectifs désormais inséparables. OCP est résolu à aller au-delà des exigences du cadre réglementaire national, en adoptant les normes les plus strictes concernant son secteur d’activité. C’est aussi un moyen pour le Groupe d’identifier des opportunités de réduction de coûts, et par là même, d’amélioration de sa compétitivité. Conscient que ses activités font appel aux ressources Eau et Energie, OCP oriente sa stratégie vers une réduction de l’utilisation de ces deux ressources, caractérisée par sa rareté pour la première et son coût pour la seconde.
Hissée au rang de composante stratégique des projets industriels du Groupe, l’utilisation optimisée de l’eau s’intègre harmonieusement dans un nouveau concept d’investissement, plus respectueux de l’environnement.
La rationalisation de la consommation de cette ressource se matérialise au niveau du transport du minerai, du dessalement de l’eau de mer, du recyclage des eaux des boues de lavage et des eaux urbaines épurées, et de la récupération des eaux pluviales.
La suppression du séchage du phosphate, préalable à son transport par train, aboutira à une économie de 30 DH/tonne ; la pulpe de phosphate passera de 12 à 40% d’humidité dans le pipeline, puis à 60% au stade de sa valorisation. L’eau utilisée dans le pipeline sera récupérée, pour arriver à une économie de 3 millions de m3 d’eau par an.
Le dessalement de l’eau de mer sera réalisé grâce à la récupération de l’énergie issue du processus industriel. Il couvrira les besoins de la plateforme de Jorf Lasfar, estimés à 47 millions de m3 d’eau douce par an, libérant à terme les 25 millions de m3/an pompés dans le barrage Daourat. A terme, ce sont 100 millions de m3/an qui proviendront du dessalement sur les différents sites du Groupe.
A Khouribga et à Youssoufia, OCP développe des laveries dotées de systèmes de décantation des boues et de recyclage des eaux usées. Après un stockage de la boue tour à tour dans plusieurs bassins, interviennent la décantation puis la récupération de près de 5,8 millions de m3/an. Des projets similaires sont à l’étude à Benguerir.
Ce projet, réalisé en commun avec l’Office National de l’Eau Potable (ONEP) permet de récupérer 5 millions de m3 d’eau par an, qui rejoindront les eaux servant au lavage des phosphates et à l’arrosage des espaces verts. Deux projets identiques sont à l’étude à Youssoufia et à Benguerir, avec des capacités respectives de 3 et 2 millions de m3/an.
Le transport des phosphates par pipeline permet de passer d’un coût de 7 à 8 USD la tonne par train à 1 USD la tonne, mais aussi de réduire l’émission de CO2 de quelques 900 000 t/an (plus de 20% de l’empreinte carbone du Maroc), grâce à la disparition du transport par train et du séchage.
Les sites de Jorf Lasfar et Safi parviendront à un bilan énergétique positif grâce à l’énergie obtenue par récupération de la chaleur émise lors du processus de production de l’acide sulfurique.
Le recours aux énergies renouvelables se met en œuvre dans les projets de pôles urbains écologiques, Ville Verte Mohammed VI et Mine Verte ; les économies d’énergie s’y feront notamment via le solaire, les systèmes d’isolation et l’utilisation de lampes basse consommation pour l’éclairage.
Le Groupe est mobilisé autour d’une ambitieuse politique d’efficacité énergétique fondée sur les énergies renouvelables, solaire en particulier. Il mène une étude, dite « Solar Needs Assessement », destinée à lui donner de la visibilité sur les différentes technologies disponibles, leur coût et leur adaptabilité aux besoins.

Augmenter la production alimentaire de 70% d’ici à 2050, c’est le défi posé pour préserver la sécurité alimentaire mondiale.

Le Groupe OCP relève le défi de l’environnement, clé d’un leadership durable, à tous les niveaux de son activité.
